lundi 7 novembre 2011

Welcome to Tijuana


 

Welcome to Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Tekila, sexo y marihuana
Tequila, sexe et marijuana
Welcome to Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Con el coyote no hay aduana
Avec le coyote il n'y a pas de douane

Bienvenida a Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida mi amor
Bienvenue mon amour
De noche a la mañana
Du soir au matin
Bienvenida a Tijuana...
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida mi suerte
Bienvenue mon destin
A mí me gusta el verte
Le fait de te voir me plait
Bienvenida a Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida a Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida mi amor
Bienvenue mon amour
Bienvenida a Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida tu pena
Bienvenue ta peine
Bienvenida la cena
Bienvenue le dîner
Sopita de camaron
Soupe de crevettes
Bienvenida a Tijuana...
Bienvenue à Tijuana
Bienvenida mi suerte
Bienvenue mon destin
Bienvenida la muerte
Bienvenue la mort
Por la Panamericana
Par la Panamericana
Welcome to Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Tekila, sexo y marihuana
Tequila, sexe et marijuana
Welcome to Tijuana
Bienvenue à Tijuana
Con el coyote no hay aduana... 
Avec le coyote il n'y a pas de douane


Tijuana ... nous avons tous entendu, vu ou lu des choses négatives sur cette ville frontière entre les US et le Mexique. Manu Chao lui a même consacré cette chanson que vous connaissez tous et qui résume, assez justement, ce que cette ville a de si spécial. Curieux comme je suis, j'ai voulu aller voir de mes propres yeux ce qu'il en est vraiment.

En arrivant du sud, la route longe pendant quelques kilomètres la frontière: ça permet de se mettre directement dans l'ambiance. A une vielle barrière métallique d'environ trois mètres de haut (certainement devenue obsolète au fil de temps, mais qui semble tout de même difficilement franchissable) succède la frontière actuelle, beaucoup plus hermétique: mur de peut-être huit mètres de haut, caméras, projecteurs, no man's land: impressionnant ! et surtout assez incroyable de se dire que ce dispositif continue sur des milliers de kilomètres !


Véritable mur de Berlin du XXIième siècle, cette palissade sépare deux mondes: le nord et le sud, l'occident et les pays en voie de développement, ou plus simplement les riches et les pauvres, comme en témoignent les groupes d'hommes qui déambulent le long du mur, semblant attendre la nuit et une hypothétique faille pour atteindre leur Eldorado. Dur de savoir quoi penser vraiment de tout cela: évidement pour nous, la présence d'un tel mur est assez choquante, mais on imagine bien ce qui se passerait s'il n'existait pas.

Après cette petite introduction, le bus parcourt la ville dans tous les sens avant d'atteindre le terminus. Bon, je commence à avoir un peu l'habitude de voyager en Amérique Latine, et je crois pouvoir dire sans me tromper qu'il vaut mieux que j'évite la plupart de ces quartiers. Ça tombe bien, on est arrivés.
Je demande au chauffeur:
- Euh, et pour aller au centre ville, ça se passe comment ?
- Tu traverses entre les magasins par là, puis tu prends le pont piéton au dessus de l'autoroute, tu vas tout droit et tu y es.
- Ah ... et ça craint pas pour moi ? (j'aime pas trop chercher les ennuis quand j'ai toutes mes affaires un peu lourdes et bien tentantes avec moi)
- Non, non.
- Ah.
Mouai, je le sens moyen, mais on va faire confiance. Allez, je prends ma tête de méchant, comme je sais si bien faire diront certaines, et en route pour l'aventure. Le chauffeur avait raison pour cette fois-ci, tout c'est bien passé, malgré quelques regards de travers.

Le centre de Tijuana est lui plutôt accueillant. C'est principalement une grosse artère semi piétonne, dans le plus pur style des années 70, ou l'on retrouve tous les ingrédients qui plaisent aux touristes nord américains qui viennent là pour "profiter" d'un peu plus de liberté que dans leur pays:
- les bars à putes ou l'on sert de l'alcool sans limite d'age,
- les pharmacies américaines (voir l'épisode sur Cabo San Lucas coté ville),

Faites bien attention aux détails !

- les hôtels ou les chambres sont louées à l'heure,

Pour les intéressés, 99 pesos = 6 €

-  et surtout les ânes maquillés, au cirage, en zèbre pour faire la photo souvenir qui va bien (véridique ! mais je ne sais pas pourquoi ils font ça).

Ou comment transformer un ane en zèbre !

Cette attraction a également beaucoup de succès auprès des "chicas buenas" qui, rappelez-vous, adorent se faire prendre en photo.

Mais Tijuana, c'est aussi et surtout le poste de frontière le plus traversé au monde. C'est principalement cela qui m'a motivé à venir ici: j'avais très envie de voir ça de plus près et surtout de le franchir à pied.

Me voilà donc parti de bon matin pour rejoindre San Diego. Premier constat: il y a du monde. Vraiment beaucoup de monde. Sur l'autoroute d'une dizaine de voie, il n'est pas possible de voir la fin de la file d'attente. Je me dis que je suis bien content d’être à pied ... avant de rapidement déchanter. Ça semble pire pour les piétons.

Une partie de l'autoroute au premier plan et de la file piétons au fond à gauche

Je rejoins la fin de la queue et commence à parler avec mon voisin:
- Tu sais combien de temps va être nécessaire pour arriver au poste frontière ?
- Trois heures, environ ...
- Ah
- Ben oui, j'ai rarement vu autant de monde attendre.
- Ah
Cool, c'est mon jour de chance :-)
En même temps c'est ce que je voulais: connaitre une fois ce que des milliers de Mexicains vivent chaque jour pour aller travailler aux US.
De temps en temps, des mecs proposent aux touristes de ne pas faire la queue, moyennant 5$ (ils semblent avoir une astuce ou connaitre certains douaniers): presque tous acceptent, et ils sont très surpris lorsque je refuse leur offre.

Pas de doute, c'est bien par là !

Heureusement les alentours de la queue sont assez animés, rendant l'attente un peu moins longue: de nombreux vendeurs ambulants proposent bonbons, boissons (trois heures sous le soleil avec vingt kilos sur le dos, ça donne soif !), souvenirs kitchs du Mexique, journaux et autres churros.


Sans oublier la musique: une dame reprend des chansons tristes pour gagner un peu d'argent: drôle d'ambiance et d'atmosphère ...


Après deux heures d'attente, j'arrive enfin à la frontière, matérialisée par une plaque, et par des marques au sol.



Premier constat: il n'y a pas de douanier coté mexicain: rien ! Pas même un bureau, une pancarte ou quoi que ce soit. Je passe un tourniquet, et me voici aux Etats-Unis, de l'autre coté de la barrière infranchissable. Je ne me réjouis pas trop vite: une autre longue file d'attente se dessine devant moi. J'imagine que les douaniers américains font de nombreux contrôles, fouillent tout le monde comme semblent le confirmer les différents panneaux indicateurs. Le but de leur recherche est principalement la drogue, en provenance de Colombie surtout et qui transite par le Mexique avant d'arriver sur le marché américain. Après une nouvelle heure d'attente j'arrive enfin aux bureaux de l'immigration, et là, grosse surprise: il y a tout au plus une demi-douzaine de douaniers, jetant tout juste un coup d’œil aux passeports. Rien à voir avec ce qui se passe lorsqu'on arrive sur le territoire US par avion: pas de photo, pas d'empreintes digitales, pas de questions concernant le but du séjour ou le billet retour, pas même un coup de tampon sur le passeport !
Moralité: les trois heures pour arriver là ne sont pas dues à de multiples et longues formalités, mais juste à un manque d'effectif, certainement volontaire afin d’emmerder un maximum les Mexicains venant travailler aux US. No comment.

Je franchis une dernière porte et me voici dans un autre monde: tout est propre, bien rangé, surveillé. Le trolley rutilant qui va à San Diego m'attend ... Incroyable de voir ces deux univers si différents et si proches à la fois ...


En bonus, quelques clichés du mois et demi passé en Basse-Californie.


Tijuana ... we've all heard, seen or read negative things about this city, border between the United States and Mexico. Manu Chao has even dedicated this song that you all know and that summarizes, quite correctly, why this city is so special. Curious as I am, I wanted to see what it really is.

Coming from the south, the road goes for several kilometers along the border: this directly gives a special atmosphere. Behind an old metal fence about three meters high (certainly become obsolete over time, but seems still difficult to cross) stands the current border, a much more hermetic wall of perhaps eight meters high, with cameras, projectors, no man's land: huge! And it's quite incredible to think that this device runs on thousands of miles! 
Berlin Wall of the twenty-first century, the fence separates two worlds: the North and South, the West and developing countries, or simply the rich and the poor, as evidenced by groups of men who walk along the wall, seeming to wait the night and a hypothetical fault to reach their Eldorado. Hard to know what to really think of it: of course for us, the presence of such a wall is pretty shocking, but we can easily imagine what would happen if he did not exist.

After this short introduction, the bus goes through the city in all directions before reaching the terminus. Well, I'm getting a little used to travel in Latin America, and I think I can say that it is better that I avoid most of these neighborhoods. Here it is, we arrive.
I ask the driver: 
- Euh, and to go downtown, how it happens?
- You cross between stores there, then you take the pedestrian bridge over the highway, you go straight aheah and you're there. 
- Ah ... and it's not dangerous for me? (I don't like troubles when I carry all my heavy and very tempting stuff )
- No, no.
- Ah. I am not convinced, but I will trust him. Come on, I make my unfriendly face, as I do so well some will say, and let's go for adventure. The driver was right for this time, everything went well, despite some wrong looks.

Tijuana downtown is rather welcoming. It is mainly a big semi pedestrian street in the style of the 70s, where we find all the ingredients that appeal to North American tourists who come there to "enjoy" a little more freedom than in their country:
- Bars with prostitutes where alcohol is served without age limit,
- American pharmacies (see the episode on Cabo San Lucas city view),
- Hotels where rooms are rented by the hour,
- And the donkeys disguised, using shoe polish, in zebras in order for tourists to take a "souvenir" picture (really! but I do not know why they do that).

This attraction also has a lot of success with the "chicas buenas" who, remember, love pictures.


But Tijuana is also the border office the more crossed in the world. It is mainly this that motivated me to come here: I really wanted to see it more closely, and especially to cross on foot.
So here I am in the morning to go to San Diego. First observation: there are a lot of people waiting. On the highway (about a dozen lanes), it is not possible to see the end of the queue. I am thinking I'm glad to walk ... before being quickly disillusioned. It seems worse for pedestrians.

I reach the end of the queue and start talking with a young guy also waiting: 

- Do you know how long it will take to reach the border? 
- About three hours ...
- Ah
- Yeah, I have hardly ever seen so many people.
- Ah. Cool, it's my lucky day :-)
At the same time this is what I wanted: to know what thousands of Mexicans live each day to work in the US.
Occasionally, some guys offer to tourists not to wait in line, for 5US$ (they seem to have a tip or know some customs): almost all agree, and they are very surprised when I refuse their offer.

Fortunately, around the queue is quite animated, making the wait a little shorter: many vendors offer sweets, drinks (three hours in the sun with twenty kilos on your back makes you thirsty!), old fashion souvenirs of Mexico, newspapers and churros. Some music as well: a lady sings sad songs to earn some money: strange feeling and atmosphere ...


After two hours of waiting, I finally arrive at the border, marked by a plaque, and marks on the ground. First observation: there is no Mexican customs: nothing! Not even an office, a sign or anything. I go through a revolving door, and here I am in the United States, on the other side of the big fence. I do not rejoice too soon: there is another long queue in front of me. I guess U.S. customs make many controls and searchs as seem to confirm the different signs. The aim of the research is mainly drugs, coming from Colombia via Mexico before reaching the U.S. market. After another hour of waiting I finally arrive at the offices of immigration, and there, big surprise: there are only a half dozen customs, just throwing a glance at the passports. Nothing to do with what happens when you arrive in the territory US by air: no photo, no fingerprints, no questions about the purpose of your trip or about your return ticket, even not a stamp on my passport ! Conclusion: three hours to get here are not due to multiple and lengthy procedures, but just a lack of staff, in order to piss up the Mexicans coming to work in the US. No comment. I cross one last door and here I am in another world: everything is clean, tidy, watched. The gleaming trolley that goes to San Diego is waiting for me ... Amazing to see these two universes so different and so close ... 

As a bonus, here are some pictures taken during the month and a half spent in Baja California.

6 commentaires:

  1. Ah les joies des passages de frontière! Ton voyage m'a déjà l'air bien contrasté, entre les 2 visages de Cabo San Lucas et Tijuana/San Diego ! Bien sympa tes récits et tes photos.
    Bonne route!
    Amanda

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  2. Yo !! Bonne continuation.
    Et.... tu sais quoi ??.... t'as encore raté le début de saison.... une fois de plus.
    Bonne route.
    Pascal Auger

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  3. @Amanda: il y a encore de la diversité à venir !
    @Pascal: même pas mal, j'ai pu terminé ma saison d'alpi tranquillou

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  4. çà suffit Sylvain, arrêtes avec ta poupée vaudou !! çà suffit ! çà suffit !

    On est totalement sinistré, pas un gramme de neige, secos de secos........les bois craquent (zero humidité).....et il fait doux doux doux.....les canons à neige ne peuvent pas fonctionner (+6Deg la nuit a Chamrousse).

    Sympa tes photos, comme cela on se ballade un peu par la pensée "au taf". Cela m'a rappelé la sortie au "Fuya Fuya" ;-)

    A bientôt,
    Fred

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  5. @Fred: content de voir que la sorcellerie aztèque marche bien aussi ;-)
    Vous n'aurez rien tant que je serai là !
    Bon, le point positif c'est que les stations ne gaspillent pas d'eau avec les canons.
    A++
    Sylvain

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